Entre mythes et réalités

A La Lueur des SaisonsLes saisons sont le rythme de nos vies qui s’égrainent au fil des ans dans un éternel recommencement.

Chaque printemps nous émerveille comme si nous découvrions la nature pour la première fois, oubliée, endormie qu’elle était dans la froidure de l’hiver.

Ce réveil si spontané nous rappelle que rien n’est figé mais toujours bel et bien en mouvement, aussi imperceptible que cela puisse paraître.A La Lueur des Saisons

Le mouvement, c’est le propre de ce travail photographique.

Le flou du mouvement de la main en avant, le flou du mouvement de la main au cours d’une marche. C’est un flou choisi délibérément, maîtrisé qui nous emmène dans un univers plus pictural que photographique.

A La Lueur des Saisons

Il suggère plus qu’il ne montre, c’est ainsi qu’il laisse au regardeur la voie libre pour se projeter dans l’image ou pas.

Si le rythme des saisons donne une esthétique singulière à chacune de celles-ci, ce que l’on peut y entrevoir nous confronte à nos imaginaires.

Peuplés depuis la nuit des temps par nos peurs, s’ils changent au fil de l’histoire et des sociétés, ils n’en persistent pas moins, gravés dans notre inconscient collectif qu’ils sont.A La Lueur des Saisons

La forêt, confrontée à nos projections, illustre le mieux ce paradoxe. 

Protectrice et nourricière, elle est tout autant source de tous les dangers.

Avec ce travail, je vous propose la mise en image d’un univers peuplé de chimères, d’une porte ouverte sur l’imaginaire à tout rêveur contemplatif.              

Philippe Cadu

A La Lueur des Saisons

 

Pour aller  plus loin :

Agroécologie et Forêts :

Les Arbres, entre visible et invisible  Ernst Zürcher,  chercheur suisse

La vie secrète des arbres Peter Wohlleben,

Peter Wohlleben a passé plus de vingt ans comme forestier en Allemagne. Il dirige maintenant une forêt écologique. Son livre a été numéro un des ventes en Allemagne avec plus de 650 000 exemplaires vendus et est devenu un étonnant best-seller aux États-Unis. Il est traduit en 32 langues. Traduit de l’allemand par Corinne Tresca